Un taux de cholestérol élevé ne s'accompagne généralement d'aucun symptôme manifeste. Une prise de sang ne permet pas de prédire votre avenir, mais elle vous fournit, à vous et à votre médecin, des informations utiles sur votre risque cardiovasculaire et sur les changements qu'il pourrait être judicieux d'apporter à votre mode de vie.
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Le cholestérol n'est qu'un élément parmi d'autres dans le tableau global des facteurs de risque
Le cholestérol est une substance lipidique utilisée par l'organisme pour fabriquer les membranes cellulaires, les hormones et la vitamine D. Le problème ne réside pas dans la présence du cholestérol en soi. Le risque augmente lorsque certaines particules contenant du cholestérol circulent en quantités suffisantes pour favoriser la formation de dépôts graisseux sur les parois artérielles.
Un bilan lipidique peut indiquer le cholestérol total, le cholestérol HDL, le cholestérol non-HDL, le cholestérol LDL et les triglycérides. Ces valeurs sont liées, mais elles ne sont pas interchangeables. Le médecin les prend en compte en tenant compte également de l'âge, de la tension artérielle, du tabagisme, du diabète, de la santé rénale, des antécédents familiaux et d'autres facteurs.
Quand les tests sont utiles
Comme l'hypercholestérolémie ne provoque que rarement des symptômes, un dépistage permet d'identifier un risque qui, sans cela, resterait caché. En Angleterre, les adultes âgés de 40 à 74 ans peuvent être invités à passer un bilan de santé du NHS (NHS Health Check), qui évalue le taux de cholestérol ainsi que d'autres facteurs de risque.
Le NICE recommande une approche continue de l'évaluation du risque cardiovasculaire chez les personnes de plus de 40 ans, plutôt que de considérer un résultat comme définitif. Il peut également être indiqué de procéder à des tests plus tôt en cas d'antécédents familiaux marqués de maladies cardiaques précoces, de suspicion d'hypercholestérolémie familiale, de diabète, de maladie rénale ou pour toute autre raison clinique.
La fréquence à laquelle un nouveau bilan est nécessaire dépend du résultat, du risque global, du traitement et de l'évolution de l'état de santé. Une personne qui commence ou modifie un traitement hypolipidémiant peut avoir besoin de bilans sanguins de suivi beaucoup plus tôt qu'une personne dont le risque global est faible. Demandez au professionnel de santé qui a prescrit l'examen quel suivi est adapté à votre cas.
Interpréter les chiffres sans les réduire à des schémas trop simplistes
| Mesure | Pourquoi cette information est-elle diffusée ? |
|---|---|
| Cholestérol total | Un indicateur global, utile mais insuffisant à lui seul |
| cholestérol HDL | Utilisé en association avec le cholestérol total pour améliorer l'estimation du risque cardiovasculaire |
| Cholestérol non-HDL | Représente le cholestérol transporté par plusieurs particules associées à un risque cardiovasculaire |
| cholestérol LDL | Une mesure essentielle de prise en charge et de suivi dans de nombreuses situations cliniques |
| Triglycérides | Un autre type de lipide sanguin susceptible d'influencer le risque et qui nécessite parfois une évaluation distincte |
Les laboratoires fournissent des valeurs de référence, mais votre objectif personnel peut varier. Les personnes souffrant déjà d'une maladie cardiovasculaire font l'objet d'une prise en charge différente de celles qui passent une première évaluation des risques. Le NICE identifie également les résultats anormalement élevés de cholestérol ou de triglycérides qui nécessitent l'avis d'un spécialiste.
C'est pourquoi comparer un chiffre avec le résultat d'un ami ou avec un tableau trouvé sur Internet peut être trompeur. Ce qui importe, c'est de discuter de ce que signifie l'ensemble de votre profil dans votre situation particulière.
Que se passe-t-il si le résultat est élevé ?
L'étape suivante consiste généralement en un entretien, et non en une prescription automatique. Le praticien peut rechercher des causes secondaires, passer en revue d'autres facteurs de risque et, le cas échéant, établir une estimation du risque cardiovasculaire sur dix ans.
Les conseils en matière de mode de vie consistent généralement à arrêter de fumer, à adopter une alimentation équilibrée pauvre en graisses saturées, à pratiquer une activité physique, à limiter sa consommation d'alcool et à prendre en charge l'hypertension artérielle ou le surpoids, le cas échéant. Ces mesures favorisent la santé cardiovasculaire, qu'un traitement médicamenteux soit recommandé ou non.
Les statines et autres médicaments hypolipidémiants peuvent être prescrits lorsque la réduction attendue du risque cardiovasculaire l'emporte sur les inconvénients. Le NICE recommande de mener une discussion éclairée qui tienne compte des bénéfices, des effets indésirables potentiels, des autres pathologies, des traitements en cours et des préférences de la personne concernée. N'arrêtez pas un traitement prescrit et ne modifiez pas la posologie sur la base d'un article trouvé sur Internet.
Préparez-vous pour un rendez-vous fructueux
Apportez la liste des médicaments et compléments alimentaires que vous prenez, les informations concernant les proches parents ayant souffert d’une maladie cardiaque ou d’un AVC à un jeune âge, ainsi que vos résultats antérieurs de cholestérol. Demandez :
- Que révèle mon bilan lipidique complet ?
- Quel est mon risque cardiovasculaire global ?
- Une autre affection ou un autre médicament pourrait-il influencer le résultat ?
- Quel changement ferait la plus grande différence pour moi ?
- Ai-je besoin d'un traitement ou d'une nouvelle analyse de sang, et quand ?
L'intérêt du dépistage réside dans ce qui se passe une fois que le résultat est connu. Un résultat clair, replacé dans son contexte, peut permettre de prendre plus tôt une décision plus adaptée en matière de prévention.